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Crise des subprime: “le coeur du capitalisme mondial est atteint” (Sarkozy)

Publié le 27 August 2008

La crise financière provoquée par celle du système des crédits immobiliers à risque américains (”subprimes”) touche “le cœur du capitalisme mondial”, estime le président français Nicolas Sarkozy.

“Alors que les précédentes crises financières avaient eu pour principaux épicentres les pays émergents, c’est désormais le cœur du capitalisme mondial qui est atteint”, a-t-il dit devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée pour leur XVIe conférence.

“La perspective, si nous ne faisons rien” est une “déconnexion durable de la croissance des pays de l’OCDE avec celle des pays émergents, pour l’instant moins touchés”, a-t-il poursuivi. “C’est pourquoi il nous faut, d’abord, continuer à tout faire au niveau de l’Union pour favoriser la croissance de l’économie européenne.”

Le chef de l’Etat a aussi dénoncé “les fautes graves - toujours impunies - des agences de notation” et “les excès d’un capitalisme financier qui a connu des dérives scandaleuses”.

“Le coût de ces errements pour le système bancaire international sera à terme, selon le FMI, de l’ordre de 1.000 milliards de dollars”, mais “bien plus élevé” pour “l’économie réelle”, a-t-il averti.

“C’est désormais le coeur du capitalisme mondial qui est atteint, avec la perspective, si nous ne faisons rien, d’une déconnexion durable de la croissance des pays de l’OCDE avec celle des pays émergents, pour l’instant moins touchés”, a-t-il poursuivi.

Actuellement président du Conseil européen, M. Sarkozy a appelé à “continuer à tout faire au niveau de l’Union pour favoriser la croissance de l’économie européenne”.

“Rétablir la confiance passe par la consolidation du secteur financier européen et une action résolue pour renforcer la transparence, la responsabilité et la supervision des acteurs”,  “C’est ainsi que l’Union apportera la contribution la plus efficace à l’effort qui doit être poursuivi de manière plus large avec ses partenaires pour corriger les défaillances et les lacunes du système financier international”, a-t-il jugé.

“On ne peut plus laisser quelques dizaines de spéculateurs mettre en danger la croissance mondiale”, a-t-il insisté.

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