La crise du credit Crunch conduit de nombreux cadres sup britanniques à aller voir ailleurs sur le continent de l’herbe plus fraîche.
Par Natasha Lomas

Les cadres sup britanniques cherchent du travail à l’extérieur dans le but de faire avancer leurs carrières et échapper aux effets de la crise du credit Crunch. C’est le résultat d’une étude menée auprès de 13.000 dirigeants d’entreprises.
La Grande Bretagne a le troisième taux d’émigration des cadres supérieurs et dirigeants en Europe avec 8% d’entre eux qui partent à la recherche d’herbes plus vertes et fraîches à l’étranger. Seuls la France et l’Allemagne font pire avec respectivement 14 et 12% de leurs cadres sup qui partent chercher une vie meilleure à l’étranger.
La Suisse enregistre quant à elle un taux d’immigration de 42% de cadres supérieurs devenant ainsi le pays le plus attractif pour les dirigeants européens.
Torsten Muth le Directeur Général UK d’Expeerter qui a mené cette étude pense que les cadres sup sont en train de se relocaliser à travers toute l’Europe.
Il déclare : « Il est tout à fait clair que le credit crunch a durement touché la Grande Bretagne. On observe un intérêt grandissant pour les offres d’emplois provenant des autres pays européens. Le talent est maintenant plus mobile, nous observons un nombre de plus en plus élevé de hauts potentiels extrêmement talentueux et libres qui sont en train de se relocaliser à travers l’Europe. »
A travers de l’Europe l’étude montre que 13% des chercheurs d’emplois acceptent des postes qui ne sont pas situés dans leur pays d’origine, avec des cadres seniors de la finance, des services professionnels, des métiers de l’informatique qui partent. D’après l’étude le salaire moyen des cadres expatriés s’établit entre 50000€ et 75000€ par an.
Malgré cela lorsqu’il s’agit des gros packages salariaux (plus de 150.000€/an) la Grande Bretagne attire une proportion significative de hauts potentiels du continent plus que tout autre pays bien que ces mouvements soient disproportionnellement restreints à Londres.

