Catégorie | Management

Vu du dessous : Memo à l’intention du PDG

Publié le 08 September 2009

Ce que les PDG doivent savoir des employés qui sont au front tous les jours ? Les informations qu’ils n’auront jamais de leur proche entourage.

Vous ne me connaissez pas. Je suis un de vos employés. Un visage que vous rencontrez peut être une fois par an. Je suis une de ces personnes que tout le monde considère comme honorable et discret, avec une famille à nourrir, alors oui je me préoccupe pas seulement de bien faire mon boulot mais surtout de le garder. Et je reconnais depuis longtemps que mon travail n’est qu’une erreur d’arrondi dans votre bilan.
Ça ne doit pas être facile d’être PDG par les temps qui courent. La presse se focalise sur les « golden parachutes » et les fêtes luxueuses, comment tous les jours les travailleurs en sont condamnés à nettoyer le gâchis. Mais je sais que ce n’est pas aussi simple. Vous aidez à la construction des marchés et des communautés, vous abattez les murs et raccourcissez les distances. Vous prenez des grandes décisions, de celles qui font des vagues à travers le monde entier, qui changent comment nous nous connectons et travaillons, et je suis reconnaissant d’être une part de cela.
En tant que PDG vous voyez de 30000 pieds, chacun se montrant sous son meilleur jour. Mais moi je travaille au niveau zéro, là où les masques tombent. Je vois comment vos messages sont ignorés et foulés au pied et les dommages qui en résultent. En bas ici, vos paroles se dissolvent dans une tempête de poussière des ressources qui se raréfient, des réorganisations récurrentes et des priorités fuyantes. Alors beaucoup sont distraits par l’histoire, révoltés par les simulations et terrassés par la peur. Je sais puisqu’ils s’ouvrent à moi. Ce sont ces sentiments partagés en toute confiance que vous ne saurez jamais de la part de votre cercle restreint de collaborateurs les plus proches. Et c’est pourquoi j’écris aujourd’hui. Je réalise qu’il peut paraître présomptueux de ma part de donner un conseil à un PDG. C’est un niveau de responsabilité que je n’atteindrai certainement jamais. Mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas voir ce qui se passe. Shakespeare à écrit que « le lâche meurt mille morts » ainsi le font les entreprises ………. Et leurs leaders.
Et ce ne sont pas vos conseillers et cadres supérieurs qui vous entourent qui sont témoins de ces changements subtils. Ce sont les gens comme moi, les loyalistes qui sont au front tous les jours. Vous nous avez enseigné d’importantes leçons donnant vous même l’exemple. Mais beaucoup de tout ceci est perdu aujourd’hui.
Jeff Schmitt traduit par J3A

Repondre à cet Article